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Célestin II, pas de ligne claire

 

Guido di Castello, un élève d’Abélard (1079-1142) fort cultivé, entretenait une correspondance avec les grands érudits de l’époque, notamment Bernard de Clairvaux, Gerhoh von Reichersberg (vers 1093-1169) et Petrus Venerabilis (vers 1092-1156). Il commença sa carrière religieuse en 1128 comme cardinal-diacre sous le règne d’Honorius II, s’acquitta de missions diplomatiques en France et en Allemagne. Ensuite, en tant que cardinal-prêtre de San Marco (depuis 1133) parallèlement à Heimerich et Gerhard de San Croce, il fit partie du cercle des très proches conseillers d’Innocent. Deux jours après la mort de ce dernier (24 septembre 1143), il fut élu pape à l’unanimité sous le nom de Célestin II. Son pontificat ne dura que quelques mois, ce qui ne permet pas d’y déceler une ligne claire. Il leva l’interdiction qui frappait la France et que son prédécesseur avait instituée suite à l’élection litigieuse de l’archevêque de Bourges, et revint également sur la reconnaissance par Innocent et Roger II comme roi de Sicile. En raison de problèmes sur les frontières de certaines possessions pontificales, il dut faire des concessions face au souverain normand.