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Préambule
L'Ordre du Temple est souvent mal connu. La partie la
plus célèbre de son histoire tourne autour des légendes, la malédiction ou
le trésor secret des templiers… De tous les Ordres de Chevalerie, aucun
n’eût un destin aussi extraordinaire que l’Ordre du Temple. Aucun n’eût une
telle influence sur la direction du monde, influence qui dura longtemps
après sa disparition. Ils ont laissés dans l’histoire une empreinte
profonde. Et on prit une place si importante en Europe et au Moyen-Orient
que les faits qu’ils ont accomplis et les événements qui se sont déroulés
durant toute cette période provoquent encore une forte fascination de nos
jours. Ils sont partout présents en terre de France : toutes ces localités
vantent leur église ou chapelle « Templière », ces souterrains abritant leur
fabuleux trésor…
L’ordre du Temple a été dissous, l’an de grâce 1312, mais
il semble toujours aussi vivant, du moins dans les mémoires, comme le
prouvent les milliers d’ouvrages et articles qui lui sont consacrés. Une
précision s’impose d’emblée, il y a l’histoire de l’ordre et celle de sa
légende, qui continue à faire couler beaucoup d’ancre. Nous nous efforcerons
à respecter la partie historique de l’Ordre du Temple, comprendre comment et
pourquoi cet ordre a connu cette réussite indéniable, une expansion telle
qu’il devint, au XIII siècle, une redoutable puissance militaire et
financière, en Orient comme Occident. Et pourtant, les Pauvres chevaliers du
Christ et du Temple de Salomon se comptaient sur les doigts de la main
lorsqu’ils répondirent à l’appel du chevalier
Hugues de Payns… Au cours de ces années d'existence, l'Ordre du Temple a
connu 23 Grands Maîtres qui sont, selon la Règle de l'Ordre, élu à vie. Ce
titre était attribué au dirigeant d'une confrérie. Pour désigner le chef
suprême de l’ordre, il convient donc de dire simplement le maître de l’ordre
et non grand maître. Seul deux ont dérogé à la règle.
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André de Montbard - Bourgogne -
1153-1156

C'est
le cinquième maître de l'ordre
du Temple, fonction qu'il exerce de
1153 au
17 janvier 1156.
Quand il est élu c'est l'un des plus vieux membres de l'ordre puisqu'il fait
partie des neuf fondateurs. Il est l'oncle de
Bernard de Clairvaux qui
deviendra Saint-Bernard.
Sénéchal de l'Ordre de
1148 à
1151 il
est élu sans doute en opposition à un autre candidat soutenu par le
roi de France
Louis VII.
La date de son élection est incertaine mais intervient sans doute à la fin
de
1154 bien
que la première mention de sa nouvelle fonction est datée du
27 mai
1155 dans
un acte du
roi de Jérusalem
Baudouin III.
Bertrand de
Blanquefort lui succède la même année.
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Armand de Périgord - Périgord - 1232-1244

Armand de Périgord
(ou Hermann de Pierre-Grosse) (1178–1247?),
de la famille des comtes de
Périgord,
fut maître de l'ordre
du Temple. Il fut maître de la province d'Apulie
et de
Sicile de
1205 à 1232, date à laquelle il fut élu maître de l'ordre. Il organisa
l'attaque de
Cana, de
Safita et de Sephoria et combattit les Infidèles dans la région du
lac de Tibériade.
Toutes ces entreprises se soldèrent par un échec et diminuèrent la puissance
de l'ordre. En 1236, à la frontière entre la
Syrie et
la
Cilicie,
120 chevaliers ainsi que des archers et turcopoles furent surpris dans une
embuscade près de la ville de Darbsâk (Terbezek). Au début de la bataille
qui s'ensuivit, les
Templiers
investirent la ville mais ils y rencontrèrent une forte résistance. Lorsque
des secours arrivèrent de
Damas pour
aider les Infidèles, les Templiers furent massacrés. Il n'en resta pas même
une vingtaine qui purent rejoindre leur forteresse d'Ascalon,
à 20 kms de là. En septembre 1239, Armand arriva à
Saint-Jean-d'Acre.
Il y conclut un traité avec le sultan de Damas, comme les
Hospitaliers
l'avaient fait avec le Sultan d'Égypte. En 1244 le Sultan de
Damas
demanda l'assistance des Templiers pour repousser les
Khwarezmiens
d'Asie
mineure. En octobre 1244, les forces fédérées des Templiers, des
Hospitaliers et des
Teutoniques,
de concert avec celle du sultan de Damas, s'affrontèrent au sultan d'Égypte
et à ses alliés Khwarezmiens à la
bataille de La Forbie.
La coalition des chrétiens et des mahométans syriens fut vaincue, laissant
plus de 30.000 morts sur le champ de bataille. Quelques chevaliers du Temple
et de l'Hôpital parvinrent à se réfugier à Saint Jean d'Acre, encore aux
mains des forces chrétiennes. Le sort d'Armand de Périgord est incertain :
on ne sait s'il est mort, ou s'il a été capturé - il aurait pu vivre
jusqu'en 1247.
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Arnaud de Torroja - Aragon - 1180-1184

Arnaud de Toroge (de
Torroja) est maître de l'Ordre
des Templiers de
1180
jusqu'au
30 septembre
1184. Le
Catalan Arnaud de Toroge est maître de la province de
Provence
et d'Aragon
lorsqu'il est élu à la tête de l'Ordre à la fin de l'année
1180, pour
succéder à
Eudes de Saint-Amand,
mort en captivité à
Damas. Il
a plus de 70 ans lors de son élection, mais c'est un homme rompu à la
discipline et au fonctionnement de l'Ordre. Présent surtout en
Espagne
durant la
Reconquista,
il ne connaît pas, ou très mal, la situation politique des
États latins d'Orient.
Sa maîtrise est marquée par des querelles que se livrent entre eux Templiers
et
Hospitaliers,
dont l'influence et le pouvoir politiques ne cessent de grandir. Arnaud de
Toroge accepte la médiation du pape
Lucius III
et du roi de Jérusalem
Baudouin IV
pour mettre un terme à ces querelles fratricides. En 1184, il visita
l'Europe avec Arnaud de Toroge, Grand maître des Templiers et Héraclius,
Patriarche latin de Jérusalem ; c'est ainsi qu'il établit l'Ordre des
Hospitaliers en Angleterre, en France et en Allemagne. En
1184, la
situation politique dégénère encore lorsque
Renaud de Châtillon,
aidé par des Templiers et des Hospitaliers, ravage pour son propre compte
des territoires musulmans en
Transjordanie.
Il devra encore faire preuve d'une grande sagesse politique pour arriver à
négocier un arrêt des hostilités avec
Saladin,
prêt à venger les incursions mortelles de
Renaud de Châtillon.
Cette année-là, Arnaud de Toroje accompagné d'Héraclius, patriarche latin de
Jérusalem et le maître de l'Hôpital
Roger de Moulins
se rend en
Europe
afin de plaider, auprès des
rois et du
pape,
l'envoi d'une nouvelle croisade pour renforcer les
États latins d'Orient
qui sont à la merci de la puissance grandissante de Saladin, le
réunificateur du monde musulman. Au cours de ce voyage, Arnaud de Toroge
tombe malade et meurt à
Vérone le
30 septembre
1184,
alors qu'il se rend chez le pape
Lucius III.
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Bernard de Trémélay - Franche-Comté -
1152-1153

Bernard de Tremelay
est le quatrième maître de l'Ordre
du Temple (1152-16 août 1153).
Bourguignon de naissance et ancien commandeur de
Dole, en
Franche-Comté,
il semblerait avoir succédé à un Maître appelé Hugues, dont l'existence est
fort douteuse et que seul
Du Cange
cite. Suivant les chroniqueurs des croisades, Bernard de Tremblay aurait
rebâti la ville de
Gaza. Il
est mort lors de la
bataille d'Ascalon,
avec tous les Templiers qui étaient sous ses ordres, à l'avant-dernier
assaut du
14 août 1153
peu avant la prise de la ville. L'obituaire
de Reims signale sa mort le 17 des calendes de septembre, soit le 16
août. Cela correspond aux dates des chroniques, puisque Ascalon tomba entre
les mains de
Baudouin III,
le 19 août de cette même année.
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Bertrand de Blanquefort - Aquitaine
(région de Bordeaux) - 1156-1169

Bertrand de Blanchefort,
dit aussi Bertrand de
Blanquefort,
fut maître de l'ordre
du Temple d'octobre
1156 au
2 janvier 1169.
Il est originaire de
Guyenne et
le pape
Clément V,
qui bien plus tard interdira l'ordre
du Temple, est apparenté à sa famille. Il est décrit par le
chroniqueur
Guillaume de Tyr,
pourtant peu suspect de complaisance envers les
Templiers,
comme un homme "religieux et rempli de la crainte de Dieu". Il est aussi
représenté comme un grand homme de guerre au jugement sûr et d'une extrême
probité. Il succède immédiatement à
André de Montbard,
la mort de son prédécesseur étant sûrement attendue du fait de son grand
âge. Il est fait prisonnier le
19 juin 1157
sur les bords du
Jourdain
au lieu dit le Gué de Jacob, (bataille
du lac Méron) avec plus de 80 Templiers par
Nur ad-Din,
le principal souverain de
Syrie. Il
sera libéré par une coalition marchant sur Alep, dirigée par
Manuel Ier Comnène
l'empereur byzantin,
Baudouin III de
Jérusalem et
Renaud de Châtillon,
prince d'Antioche, lui permet d'être libéré avec plus de 10000 captifs en
juin 1159. Il accompagne
Amaury Ier de
Jérusalem dans son expédition en
Égypte,
mais rentre précipitamment pour contrer à la tête de ses Templiers et de
Croisés venus d'Europe
(parmi lesquels
Guy de Lusignan)
Nur-al-Din qui, profitant de l'absence d'Amaury, attaque les régions d'Antioche
et
Tripoli.
Après une première victoire, Bertrand de Blanquefort est vaincu à la
bataille d'Harenc
(1164),
où plus de 60 Templiers sont tués. Ses relations avec Amaury se dégradent
quand celui-ci fait pendre pour « lâcheté » 12 Templiers qui ont remis à
Nur-ad-din la forteresse dont ils avaient la garde. Aussi, en
1167,
Bertrand de Blanquefort refuse de soutenir Amaury Ier qui désire
annexer l'Égypte. Il précise que cela serait rompre le traité négocié
quelques mois auparavant par le Templier
Geoffroy de Foulcher
et que cette intervention va ressouder les musulmans. L'expédition tourne
effectivement au désastre mais Bertrand de Blanquefort ne le voit pas car il
décède le
2 janvier 1169
selon l'obituaire
de Reims. Il introduisit, dans la
Règle, la
réforme des « retraits » et obtint du pape
Alexandre III,
pour les maîtres de l'ordre, le droit de porter dorénavant le titre de
« maître par la grâce de Dieu » et de détenir un bâton de commandement, l'Abacus.
Philippe de Milly
lui succède.
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Eudes de Saint Amand - Provence -
1171-1179

Eudes (Odon) de
Saint-Amand est le 8ème
maître de l'Ordre
du Temple. Il est originaire d'une famille noble du
Limousin
mais est arrivé sans doute assez jeune en
Palestine
car lorsqu'il parvient à la tête des
templiers
il a déjà derrière lui une carrière militaire bien remplie puisqu'il a
occupé la charge de maréchal du royaume et de vicomte de
Jérusalem.
Il devient templier à une date inconnue et succède à l'éphémère
Philippe de Milly
à la tête de l'Ordre
du Temple vers
1171.
Il est réputé pour sa sagacité et son courage mais est décrit ainsi par le
chroniqueur (et évêque)
Guillaume de Tyr :
« Homme méchant, superbe, arrogant, ne respirant que la fureur, sans
crainte de Dieu et sans égard pour les hommes... Il mourut de misère, sans
emporter les regrets de personne. ». A peine élu il s'oppose au roi
Amaury Ier de
Jérusalem en refusant de livrer à la justice du roi
Gantier du Mesnil,
un templier coupable du meurtre d'un émissaire du
Vieux de la Montagne.
L'affrontement entre les deux hommes n'a pas lieu du fait de la mort du roi,
remplacé par le jeune et malade
Baudouin IV de
Jérusalem, puis de celle de
Nur-ad-Din,
l'Atabeg d'Alep,
a qui succède
Saladin.
En
1177, ce
dernier lance un raid sur les alentours d'Ascalon
avec environ 20 000 hommes. Aussitôt Baudouin IV s'avance à sa rencontre
avec à peine 3.000 fantassins et 375 chevaliers dont 80 templiers conduits
par leur chef. Ceux-ci chargent à l'avant-garde et bousculent les premières
lignes du sultan Ayyoubide. «L'ange exterminateur semblait les suivre
dans la mêlée ». Cette
bataille d'Ascalon
(18 novembre 1177)
est une large victoire des chrétiens remportée en partie par la fougue et la
furie de la charge des Templiers.
Deux ans plus tard, Saladin organise des raids depuis Banias vers la région
de Beyrouth, d'une part pour approvisionner l'émirat de Damas, atteint de
disette à la suite de sécheresse, et d'autre part pour affaiblir le royaume
de Jérusalem.
Baudouin IV le
lépreux réunit des troupes pour y mettre fin, accompagné du comte
Raymond III de
Tripoli et d'Eudes de Saint-Amand. Le camp de Saladin est repéré
du haut d'une hauteur de 900 mètres que
Guillaume de Tyr
nomme Mesaphar
et l'armée descend le mont pour intercepter une troupe de pillards menés par
Farrukh-Shâh, un neveu de Saladin, qui rentre d'un raid. Pendant la
descente, Eudes entraîne avec lui les Templiers et les chevaliers du comte
de Tripoli et distance l'infanterie et le roi. Cette troupe de six cents
chevaliers n'a aucun mal à écraser la trentaine de pillards musulmans, mais
l'armée est ainsi dangereusement dispersée, et ne peut résister à la
contre-attaque de Saladin (10 juin 1179).
Alors que les soldats se débandent les Templiers et les Tripolitains
résistent et sont pour la plupart tués à l'exception d'Eudes de Saint-Amand
et de quelques autres. Le sultan souhaite l'échanger contre l'un de ses
neveux prisonnier de l'Ordre mais le maître refuse qui répond :«Je ne
veux point autoriser par mon exemple la lâcheté de mes religieux qui se
laisseraient prendre dans l'espoir d'être rachetés. Un templier doit vaincre
ou mourir, et ne peut donner pour sa rançon que son poignard et sa ceinture».
Emmené en captivité il meurt à
Damas le
9 octobre 1179,
« regretté de personne », selon
Guillaume de Tyr,
tandis qu'El-Imad, juriste et secrétaire de Saladin, écrit qu'il passa de
sa prison aux cachots de l'Enfer.
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Evrard de Barrès - Champagne (région de
Meaux) - 1149-1152

Évrard des Barrès (ou
Everard des Barres, il existe plusieurs graphies) est le troisième maître
des
Templiers
et gouverne l'ordre de mars
1147 à
1152.
Il est déjà un des principaux dignitaires de l'Ordre
du Temple lorsque décède, en janvier 1147, le maître
Robert de Craon,
puisqu'Evrard porte le titre de Précepteur de France. À peine
désigné, il doit intervenir militairement à la tête de ses templiers pour
sauver le
roi de France
Louis VII,
engagé dans la
deuxième croisade,
dans les gorges de
Pisidie.
Selon le chroniqueur
Odon de Deuil
Evrard des Barrès est un homme très religieux, éminemment respectable et
possédant les valeurs d'un chevalier, courageux et énergique. Son influence
sur Louis VII semble avoir été forte. Lorsque la croisade se termine, par un
échec devant
Damas,
Louis VII rentre en France suivi par Evrard lequel prête une somme d'argent
importante au souverain. C'est un précédent qui va faire école. Cependant le
maître laisse ses troupes sur place lesquelles remportent une victoire en
défendant
Jérusalem
contre un raid de troupes turques (vers
1149/1150).
Evrard des Barrès embrasse à son retour la vie monastique à
Clairvaux
et abdique en
1152
malgré les pressions des templiers pour qu'il reste à leur tête. Il meurt en
1174.
C'est
Bernard de Tremelay
qui lui succède.
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Gérard de Ridefort - Flandres - 1185-1189

Gérard de Ridefort ou
encore Girard de Ridefort est né en Flandre dans les
années 1140.
Frère puîné d'un seigneur flamand, il n'espère guère de fortune dans son
pays. Arrivé en
Terre Sainte
pour s'y tailler un fief, il rejoint la
deuxième croisade
en
1146.
Raymond III de
Tripoli lui promet un riche mariage avec sa vassale
Lucia de Botrun
mais se ravise finalement, préférant l'offre d'un riche négociant pisan. Il
s'est fait de Ridefort un ennemi mortel. Désormais allié de
Guy de Lusignan,
Ridefort s'introduit dans l'Ordre
du Temple dont il devient
Sénéchal
en
1183 et
maître dès
1185.
Après la mort de
Baudouin IV
en
1185 et de
Baudouin V
peu après, il arrache la couronne du
Royaume de Jérusalem
à Raymond III en
1186 au
profit de son allié. Les campagnes téméraires menées par Ridefort contre
Saladin
sont désastreuses et coûtent de nombreuses vies dans les deux camps. À la
mort de Ridefort devant
Acre le
4 octobre
1189, les
quatre
États latins d'Orient
sont exsangues et le sort des combats incertain.
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Gilbert Erail - Aragon ou Provence -
1193-1200

Gilbert Hérail (ou
Erail ou Horal ou Eril) est apparemment né en
1152 en
région
aragonaise
mais la date et le lieu ne sont pas prouvés. Engagé très tôt dans l'Ordre
du Temple, il est grand commandeur de l'Ordre lorsqu'il est élu
maître du Temple en février
1194
après la mort de
Robert IV de Sablé.
Il fut donc le 12ème maître de l'Ordre.
Un an après après l'élection de Gilbert Hérail à la tête de l'Ordre du
Temple, soit en
1194, le
pape
Célestin III
confirme tous les privilèges accordés au Temple et donc la bulle pontificale
Omne datum optimum.
Par sa politique d'équilibre, Gilbert Hérail veut faire perdurer la période
de paix entre chrétiens et musulmans, permise par l'accord de paix que
Richard Cœur de Lion
a signé avec
Saladin.
Cela lui vaut de s'attirer les foudres du
pape
Innocent III,
qui y voit une trahison envers l'Église.
A cause de cette querelle avec Innocent III, les tensions entre
Templiers
et
Hospitaliers
tournent à l'avantage de ces derniers qui en profitent pour récupérer des
terres et des
châteaux
aux Templiers. C'est durant la période où Gilbert Hérail est maître de
l'Ordre que les Templiers vont participer à la
Reconquista
espagnole. En remerciement des services rendus, le roi
Alphonse II d'Aragon
leur donne la forteresse de l'Alhambra
en
1196.
Gilbert Hérail décédera en décembre
1200, au
début de la
quatrième
croisade.
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Guillaume de Beaujeu - Beaujolais -
1273-1291

Guillaume de Beaujeu
est le 21ème maître de l'Ordre
du Temple. Commandeur de la Pouille, il n'était pas en Terre
Sainte lorsqu'il fut élu
maître de l'Ordre du
Temple, le 13 mai
1273,
et il n'arriva que dans le cours de l'année suivante dans la ville d'Acre,
reste à peu près unique des établissements chrétiens en Orient. Lorsqu'en
1291, le sultan d'Égypte Kalil Ascraf vint mettre le
siège devant cette
place, Guillaume de Beaujeu mérita, par ses talents guerriers et
l'ascendant de son caractère, que tout ce qui restait de défenseurs à la
Terre Sainte se missent sous son commandement. Il justifia cet honneur par
ses prodiges d'héroïsme et la glorieuse mort qu'il trouva sous les murs de
la ville assiégée. Il écartelait les armes du Temple de celle de la maison
de Beaujeu qui sont : d'or, au lion de sable, au lambel de cinq pendants de
gueules brochant sur le tout.
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Guillaume de Chartres - Chartres -
1209-1219

C’est le quatorzième maître de l'ordre du
Temple de 1210 à 1218. On le confond mal à propos avec Guillaume de Montedon.
Ces deux personnages sont différents et le dernier ne parvint jamais à la
dignité de grand maître. Guillaume de Chartres est le fils du comte de
Bar-sur-Seine mais l'on ignore sa date de naissance et l’on connait que très
peu de choses de sa vie avant le début de 1210, date à laquelle il est élu
maître suite au décès de Philippe du Plessis. Cependant, on sait qu’il est
originaire de la Champagne et qu’il fut admis très jeune au sein de l’Ordre
des Templiers. Il est accueilli par les frères de la commanderie de Sours à
côté de Chartres. Le seul renseignement que l'on possède, elle qu'il était
peut-être commandeur de Saphet avant 1188, date à laquelle le château a été
pris par les armées de Saladin. Peu après, il assiste, en tant que Magister
Templi (Maître du Temple), au couronnement de Jean de Brienne comme roi de
Jérusalem (qui n’est plus qu’un titre honorifique depuis la prise de
Jérusalem par Saladin en 1187) grâce à l'appui de Philippe Auguste qui le
désigna. C’est son premier acte officiel. Premier succès à mettre également
à l’actif de Guillaume de Chartres, en 1211, le château de Gastein, enlevé
par les musulmans en 1190 et repris par le roi de Petite-Arménie, est rendu
après arbitrage papal aux Templiers. Ils peuvent reprendre leur place dans
leurs forteresses. En parallèle des prémices de la cinquième croisade,
l’Ordre du Temple, sous l’autorité de Guillaume de Chartres, ne perd pas de
temps. En Espagne, il s’occupa énormément de la « Reconquista » et des
problèmes. Il y envoya beaucoup de renforts humains et matériels afin de
permettre aux Templiers de faire partie de toutes les batailles contre les
musulmans. En 1212, les Templiers participent victorieusement à la bataille
de Las Navas de Tolosa qui marque une étape importante dans la "Reconquista".
Ils participent également à la prise de l'Alcazar en 1217. L'Ordre du Temple
est comblé de donations, par les rois espagnols, qui augmentent sa richesse
et sa puissance. L’Ordre est à son apogée. De nombreuses villes lui sont
offerts comme Tortose ou encore la forteresse d’Azuda. En 1217, d'après
Jacques de Vitry, il se rendit à l'assemblée des grands feudataires et des
prélats du royaume, à Acre. Toujours dans l’attente des troupes croisées,
Guillaume de Chartres et les Templiers prirent l’initiative de construire
sur la pointe d’un rocher l’une des plus importantes Forteresses : le
Château Pèlerin, situé entre Dora et Césarée. A l’époque, cette entreprise
paraissait très coûteuse en argent, en hommes et en matériels mais elle
s’avéra très utile. Selon les dires, cette seule forteresse aurait causé
plus de dommages aux musulmans que l’intégralité d’une armée en guerre.
Guillaume de Chartres participe à cette cinquième croisade (1217-1221). Jean
de Brienne décide d’attaquer par la mer malgré les désaccords de Guillaume
de Chartres qui est obligé de suivre la conquête. Les disputes entre chefs
croisés, lors du siège de Damiette, et les huit mois de siège ne permettent
pas d'obtenir des résultats significatifs. En conséquence de quoi, Saladin
décide de profiter de ces querelles pour envoyer une armée supplémentaire à
Damiette. Heureusement, Guillaume de Chartres et ses troupes prirent la
décision d’aller au devant des armées de Saladin, ce qui permit d’éviter une
défaite des croisées. Ils tuèrent environ 150 musulmans. L'an 1218, il fut
vainement insulté par l'ennemi durant l'absence des chevaliers, occupés au
siège de Damiette où ils firent des merveilles. Une épidémie de peste ou de
typhus (causée selon les dires par l’inondation du Nil) emporte de nombreux
croisés dont le Grand Maître Guillaume de Chartres qui décéda le dimanche 26
août 1218 en Egypte. Cependant, l’Ordre resta près d’un mois, après la mort
par maladie du Grand Maître, sans connaître la vérité sur le sort de
Guillaume de Chartres. En effet, le doute planait. Certains disaient qu’il
était mort pendant une charge, d’autres, qu’il était prisonnier. Du fait de
cette incertitude, le Chapitre Général nomma vice-gérant Guillaume de
Roquefort, qui exerça cette commission l'espace d'environ trois ans.
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Guillaume de Sonnac - Rouergue -
1247-1250

Guillaume de Sonnac
ou de Saunhac fut d'abord recteur de la
commanderie d'Auzon,
puis précepteur de la commanderie de
Sainte-Eulalie-de-Cernon et enfin précepteur d'Aquitaine en
1236. Il
devint maître de l'Ordre
du Temple entre
1243 et
1250. Lors
de la
septième croisade,
Il s'illustre à la prise de
Damiette.
Il est aveuglé puis tué à la
bataille de Mansourah,
le
11 février 1250,
après avoir été éborgné le
8 février 1250,
lors de la première bataille de Mansourah. Guillaume de Saunhac appartient à
la
famille de Saunhac,
l'une des plus grandes familles du
Rouergue.
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Hugues
de Payns - Champagne (région de Troyes) - 1118-1136

Hugues II de Payns
est un chevalier
champenois,
fondateur et premier
Maître de
l'ordre
du Temple. La date de sa naissance n'est pas connue avec
précision mais il est probablement né aux alentours de 1080, cependant sa mort est survenue en
1136. A la base, c'était un
simple seigneur rural, vassal du puissant comte de Champagne, peut être même
son cousin. Payns, son fief, est une petite localité située à 10 kms au sud
de Troyes. Il a effectué plusieurs allers et retours en Terre Sainte. Dans
le contexte de la
croisade
prêchée par le pape
Urbain II
en
1095, le
chevalier Hugues de Payns organisa, en
1119, la
milice des pauvres chevaliers du Christ au service des
chanoines du
Saint-Sépulcre à
Jérusalem.
En
1129,
cette milice fut fondée en ordre monastique et militaire qui prit le nom d'ordre
du Temple. Hugues de Payns en fut le premier maître.
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Jacques de Molay - Franche-Comté -
1293-1314

Jacques de Molay, né
entre
1240 à
1250, fut
le 23ème et dernier
maître de
l'ordre
du Temple. Il s’était distingué par sa valeur au combat en
Terre sainte
avant d’accéder à la tête de l’ordre, mais, une fois en
France, il
se montra piètre politique face à
Philippe IV le Bel,
Guillaume de Nogaret
et
Enguerrand de Marigny,
et il ne put empêcher la chute de son ordre. Son nom est un des plus connus
parmi les Templiers (avec le fondateur de l'ordre
Hugues de Payns),
bien que l'on ne dispose que de peu d'informations sur les deux premiers
tiers de sa vie. Lors de son élection, qui eut lieu avant le
20 avril 1292,
Jacques de Molay promit de réformer l'ordre et de l'adapter à la situation
prévalant désormais en Terre sainte. L'ordre traversait en effet une grave
crise d'identité provoquée par la disparition des
États latins d'Orient
consécutive à la chute en mai
1291 de
Saint-Jean-d'Acre :
créé au départ pour assurer la protection des pèlerins, l’ordre du Temple
avait rapidement été amené à participer à la défense des États latins
d'Orient, dont la survie était perçue comme la meilleure des protections
pour les pèlerinages. Deux décennies plus tard, Jacques de Molay ne réussit
pas à sortir vainqueur de la procédure
inquisitoriale
lancée contre le Temple. Il mourut le
11 ou le
18 mars 1314
sur un
bûcher
dressé sur l'Île
de la Cité à
Paris.
L’exécution fut mise en œuvre par le roi de France
Philippe le Bel,
après que l'Église
eut remis Jacques de Molay au bras séculier car il (ainsi que
Geoffroy de Charnay)
était revenu sur ses aveux, ce qui faisait de lui un
relaps.
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Philippe de Naplouse - Terre
Sainte - 1169-1171

Philippe de
Milly,
appelé aussi Philippe de Naplouse, est le septième maître de l'Ordre
du Temple de janvier
1169 au
3 avril
1171.
Philippe de Milly issue d'une famille originaire de
Picardie
est né cependant au début du
XIIème
siècle
à
Naplouse
dans le royaume de
Jérusalem,
fils de
Guy de Milly
et d'Étiennette
de Naplouse. Il échange avec le roi
Baudouin III de
Jérusalem sa
seigneurie de
Naplouse contre
celle de Montréal,
puis devenu veuf entre dans l'Ordre
du Temple en
1168. Il
est élu maître au début de
1169 et
succède à
Bertrand de
Blanquefort. Son seul fait d'armes semble être la défense de
Gaza
devant les troupes de
Saladin.
Il démissionne de sa dignité avant la Pâque de
1171 alors
qu'il est à
Constantinople
avec le roi
Amaury Ier de
Jérusalem. La fin de sa vie est inconnue mais il est probable
qu'il entre dans un monastère cistercien ainsi qu'il est d'usage pour un
templier quittant le service actif.
Eudes de Saint-Amand
lui succède.
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Philippe du Plessis - Anjou -
1201-1209

Philippe du Plaissis (ou du
Pleissiez, ou du Plaissiez) est un chevalier français né en
Anjou
à
Plessis-Macé
dans la deuxième moitié du
XIIème siècle.
Il entre dans l'ordre
du Temple lors de la
troisième croisade
en
1189.
Son élection à la tête de l'ordre à lieu entre janvier et mars
1201
puisque l'une de ses première action, en tant que maître, est un accord avec
l'ordre
de l'Hôpital sur l'arrosage des terres et
l'usage des moulins des deux ordres dans le
comté de Tripoli
et date du
17 avril
1201.
Dès sa prise de fonction il est confronté au roi de
Petite Arménie
qui s'est emparé d'une forteresse templière située dans la
principauté d'Antioche.
Lors de l'enquête diligentée par le pape
Innocent III
les templiers sont chassés de Petite Arménie et leurs biens confisqués. En
1201,
l'Égypte,
puis la
Syrie
sont ravagées par une épidémie de peste; puis intervient un fort tremblement
de terre en
1202.
La paix est donc nécessaire afin de reconstruire les villes et villages
détruits. Philippe du Plaissis négocie une trêve avec les musulmans à
laquelle refuse de s'associer les chevaliers
teutoniques.
Quand les
Hospitaliers
négocient eux aussi une trêve c'est au tour des Templiers de refuser. Ces
conflits internes aux croisés entraine une intervention du pape. En effet si
l'ordre
du Temple à toujours le soutien du pape (le
1er février
1205
Innocent III confirme la bulle d'Anastase
IV (Omne datum optimum) celui-ci
s'inquiète cependant des plaintes continuelles contre les
Templiers
des évêques et des princes. En
1208,
il écrit à Philippe du Plessis pour lui rappeler que l'obéissance est l'un
des trois vœux prononcé par le Templier et que s'en affranchir le rend
apostat. Il ne semble pas que cette remontrance soit réellement entendue par
un ordre qui recrute de nombreux chevaliers et que les nombreuses donations
enrichisse.
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Pierre de
Montaigu - Aragon ou sud de la France - 1219-1232

Pierre de Montaigu
fut le quinzième maître de l'Ordre
du Temple, entre
1219 et le
28 janvier
1232. Il
fut élu lors du
siège de Damiette,
en
1218, mais
n'en fut informé qu'assez tard, car en novembre 1218, il signait encore en
tant que Précepteur de Provence et d'Espagne. Il mourut en 1232. D'après
Albéric de
Trois-Fontaines, il pourrait être le frère de
Garin de Montaigu.
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Renaud de Vichiers - Champagne -
1250-1256

Renaud de Vichiers
(ou de Vichy) est un maître de l'Ordre
du Temple.
Champenois
de naissance, il fut successivement
précepteur de France
et
Grand Maréchal de
l'Ordre, et fut élevé à la dignité de Maître à la place de
Guillaume de Sonnac,
tué en
Égypte à
la
bataille de Mansourah
le 11 février 1250. Dans les prémices de cette bataille, le 6 décembre 1249,
l'avant garde est confiée aux templiers sous les ordres de Renaud de
Vichiers. Celui-ci fit preuve de discernement et de courage lorsque, malgré
l'interdiction du roi, ses hommes chargèrent l'ennemi avec succès, en
réaction au harcèlement dont ils étaient l'objet.
Ce type d'opération ne devait être lancé qu'à bon escient, comme la suite
des événements l'a tragiquement montré avec la malheureuse initiative de
Robert d'Artois.
Il contribua par ses conseils à déterminer
saint Louis,
après sa captivité, à demeurer en
Terre Sainte.
Il mourut le 20 janvier
1256.
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Richard de Bures - Normandie ou Terre
Sainte - 1245-1247

Richard de Bures,
maître de l'Ordre du
Temple de
1245
jusqu'au
5 mai
1247.
Il fut très certainement élu temporairement en attendant une élection
officielle. Il n'y a que très peu d'informations sur Richard de Bures mis à
part qu'il était châtelain du
Chastel Blanc
lorsqu'il fut élu Grand Commandeur de l'Ordre mais en aucun cas il ne fut
maître. En effet, la mort d'Armand
de Périgord ayant été apprise longtemps après, Richard de Bures
fut cité comme supérieur des Templiers mais sans toutefois avoir été élu.
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Robert de Craon - Maine (région
de Vitré) - 1136-1149

Robert de Craon dit Le Bourguignon, sire de
Craon. Il
est le second maître de l'Ordre
du Temple de
1136/1137
jusqu'en
janvier
1149.
Né sans doute à la fin du XIème
siècle ou au début du XIIème,
d'origine
angevine,
il est le fils de
Renaud de Craon,
et le cadet de trois frères. Il s'installe en
Aquitaine
et est fiancé à la fille d'un seigneur de l'Angoumois.
Peut-être suite à une déception amoureuse, il quitte l'Occident en
1125 et
part en
Terre Sainte.
Il y devient rapidement
templier.
Robert n'est pas présent au
Concile de Troyes.
Toutefois, il est de retour en Occident en
1132. A ce
moment, il est
sénéchal du Temple,
ce qui permet d'attester que déjà à l'époque, une hiérarchie était en place.
On remarque que le sénéchal était un titre qui fut ensuite réservé au Temple
en Orient : on pourrait en déduire qu'alors l'ordre n'était pas assez
implanté en Occident pour distinguer les hiérarchies. Or donc, Robert est en
occident en 1132, probablement pour faire connaître l'ordre. Il y retourne
en
1136. Il
s'impose à la fois par sa valeur militaire, mais aussi par sa piété. Aussi
est-il désigné maître, sans doute en juin
1136, à la
mort du fondateur de l'ordre,
Hugues de Payns.
Il se révèle un brillant organisateur et fait de l'Ordre du Temple un acteur
majeur des
États Latins d'Orient.
Son rôle législatif interne est considérable et le
29 mars
1139 le
pape
Innocent II,
par sa bulle «Omne
datum optimum» accorde à l'Ordre un certain nombre de
privilèges. Ainsi, les templiers sont exemptés de la
dîme, de
la juridiction épiscopale (ce qui signifie que l'Ordre possède ses propres
ecclésiastiques qui ne relèvent pas des évêques) et sont habilités à porter
la croix rouge sur fond blanc. Robert de Craon est moins heureux sur le plan
militaire. À peine élu, il bat l'émir d'Alep
mais laisse ses chevaliers se livrer aux pillages. L'émir se retourne alors
contre eux et les taille en pièces. Robert de Craon autorise les templiers
d'Espagne
à lancer une expédition importante (près de 70 vaisseaux) contre
Lisbonne,
mais c'est aussi un échec. En
1140, les
templiers résistent avec héroïsme à une armée de turcs bien plus nombreuse
lors de la
bataille de Técua.
Le chroniqueur
Guillaume de Tyr
le cite comme participant en
1148 à la
seconde croisade, notamment au cours du
siège de Damas.
Il semble que Robert de Craon soit mort le
13 janvier
1149.
L'obituaire
de Reims en effet signale sa mort le jour des ides de janvier, soit le
13 et son successeur,
Evrard des Barrès,
est déjà en place en avril 1149.
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Robert de Sablé - Maine - 1191-1193

Robert IV de Sablé,
seigneur de
Sablé est
le onzième maître de l'ordre
du Temple. C'est un noble dont on connait assez mal les origines.
Il semble avoir été marié deux fois et avoir eu trois enfants (deux filles
et un garçon) avant d'entrer dans l'ordre
du Temple. Robert étant sur le point de partir pour la croisade,
l'abbé
d'Évron Geoffroi vint lui demander la reconnaissance de deux
deniers de rente et d'une procuration sur la terre de
Cadoin. Le
noble chevalier le fit recevoir honorablement par son fils, se trouvant
empêché de le faire lui-même à cause des préparatifs de son voyage. C'était
le
6 juin.
Puis, il le conduisit dans son donjon et lui montra de là la terre chargée
de la redevance ; enfin à genoux et sans consentir à se relever, il lui
servit le vin de l'hospitalité. Il eut l'assurance de la fraternité des
religieux en présence d'Emma, sa mère, et de Geoffroi, son fils, qu'il pria
de ne jamais manquer à ses devoirs envers les moines. Il partit alors.
Richard le nomma, avec Gérard,
archevêque d'Auch,
Bernard,
évêque de Bayonne,
Richard de Chamvil,
Guillaume d'Oléron,
membre de son conseil pour le gouvernement de la flotte
Anglaise,
Normande,
Bretonne
et d'Aquitaine
et l'exercice de la justice. Le seigneur de Sablé eut spécialement la charge
de la flotte, assista au cours du voyage à la constitution du
douaire de
la reine
Bérangère de Navarre.
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Thibaud de Gaudin -
Chartres ou Blois - 1291-1293 :

Thibaud Gaudin fut le
22ème maître de l'Ordre
du Temple. Grand Commandeur du Temple au moment de la mort de Guillaume de Beaujeu, il prit le commandement des troupes restantes lors du
siège d'Acre
en 1291 et il se retira à
Sidon. Il
embarqua avec ce qui restait de frères Templiers vers le château de
Sagette où
il fut élu maître de l'ordre en août 1291. Son magistère fut assez court
puisque fin 1292 il était déjà remplacé par
Jacques de Molay.
Il mourut le 16 avril 1292.
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Thomas Bérard - Italie ou
Angleterre - 1256-1273

Thomas
Béraud (ou Bérault ou Bérard) est un maître de l'Ordre
du Temple. Il succéda, en 1256, au maître
Renaud de Vichiers.
Probablement italien, malgré quelques voix qui le disent anglais. Il exerça
ces hautes fonctions dans les plus tristes circonstances, tour à tour engagé
dans les querelles de son ordre avec celui des Hospitaliers, et témoin des
progrès du Sultan
Bibars El Bondoctar,
qui, de proche en proche, réduisit les chrétiens de la Palestine à se
renfermer dans les murs d'Acre,
dernier débris du Royaume de Jérusalem. Le maître Thomas Béraud mourut le
25 mars 1273.
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