Sur la trace des Templiers près des lacs de la forêt d’Orient

En se promenant au bord des lacs de la forêt d’Orient, près de Troyes, au cœur de sites naturels préservés, vous marcherez sur les traces des Templiers. L’histoire vous accompagne sur chaque sentier. Avis aux amoureux de la nature et de l’histoire.

«Ici, vous êtes dans la forêt du Temple, au cœur de la forêt d’Orient. Cette année, vous avez de la chance. Vous profitez d’un parcours pour remonter l’histoire de cet endroit. Vous êtes dans une forêt qu’avaient acquise les Templiers au milieu du XIIIe siècle ! ». Denise et son amie Christine se promènent avec leur chien Paco sur des sentiers historiques. Elles sont toutes fières du caractère sauvage et bucolique de ce coin de leur région. En empruntant le sentier des Salamandres que nous a conseillé Valérie, l’hôtesse de la Maison du Parc (Le parc naturel régional de la forêt d’Orient), nous pensions surtout découvrir la richesse des lacs de la forêt d’Orient. Mais celle-ci se cache beaucoup dans les sentiers de randonnée, en forêt, où un véritable parcours pédagogique a été dessiné. Il est le fruit du travail de deux passionnés, François Gilet et son épouse Valérie Alanièce, dont les recherches ont permis l’installation sur 5 km de deux grands panneaux de présentation et de 11 pupitres. Ils racontent la présence des Templiers. Notamment tout ce qui se rapporte à l’exploitation forestière, ses méthodes et tout ce qu’elle a généré sur un plan économique. Un aspect défriché par nos historiens. Idéal pour reprendre son souffle et ne pas se promener « idiot ». Nous sommes dans la Champagne des terrains humides, parsemés d’étangs. La forêt d’Orient est baptisée de ce nom car elle rappelle le souvenir des anciens propriétaires, des chevaliers d’Orient, hospitaliers et templiers, un ordre fondé en 1 113 par le chevalier Hugues de Payns, qui portait le nom d’un village situé au nord de Troyes. Nos trois lacs artificiels (d’Orient, du Temple et Amance) ont été créés pour régulariser les cours de la Seine et de l’Aube. Autant de plans d’eau qui sont devenus des sites touristiques de premier plan. Le lac d’Orient, le plus grand (2 500 ha) offre tous les types de loisirs nautiques avec son port de plaisance de Mesnil-Saint-Père dédié à la voile, ses plages. Celui du Temple (1830 ha) est une niche pour les pêcheurs et les pagayeurs en canoë. Et le plus au nord, le lac Amance (490 ha), est réservé au motonautisme. Des oasis de fraîcheur (ou presque) en ces temps de canicule qui drainent jusqu’à 30 000 visiteurs par an. Parmi eux, des observateurs tranquilles de la faune exceptionnelle qui peuple les rives de nos lacs. Elle donne à ce territoire plat, d’étangs, de rivières et de forêts toute sa singularité. Elles sont un espace de vie pour toute cette faune. Des foulques aux cygnes tuberculés, des grèbes huppés, le plus magnifique des oiseaux aquatiques. Les comptages des lacs de l’Aube les recensent régulièrement. Les trois abritent une biodiversité exceptionnelle, que dérangent à peine les promeneurs, les nombreux cyclistes, ou les pêcheurs en cuissardes, très concentrés sur leurs lignes. Ou encore de patients photographes animaliers. « C‘est très nature, très sauvage. On vient se poser ici en remontant de nos vacances dans le sud », expliquent Cédric et Annabelle, deux Liégeois venus se ressourcer. Peut-être prendront-ils le temps de faire un tour aux abords des lacs pour y découvrir l’architecture remarquable de la fin du XVe siècle des églises en pans de bois de quelques villages alentour, typiques de ce coin de Champagne. Comme celle de Longsols ou Mathaux. Elle ajoute au mystère de ce coin de France qui a su conserver toute son authenticité.

Source de l’article : LE REPUBLICAIN LORRAIN

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