Les travaux de la chapelle de la Boissière à l’arrêt

La végétation a endommagé les piliers, surtout les têtes, au niveau des jointures, ce qui a pour conséquence de rallonger la facture de 20.000 €.

Ce sont les joies des travaux. Au fur et à mesure, on en découvre toujours plus à réaliser. Depuis le mois d’avril, la chapelle de la Boissière est en chantier. 110.000 € sont prévus pour restaurer la couverture et les contreforts de cette ancienne église des templiers, fondée au XIIème siècle. La couverture n’a pas posé de problèmes particuliers et a même révélé une heureuse surprise, selon Franck Brissiaud, directeur des services techniques de la Ville : « La charpente est une des plus anciennes d’Eure-et-Loir, quant à son style de construction et d’assemblage, selon l’architecte en chef des monuments historiques. La DRAC (Direction régionale des affaires culturelles, NDLR) va d’ailleurs lancer une étude pour la datation des bois. ». C’est au niveau de la maçonnerie que le bât blesse. « On s’est rendu compte que la végétation avait endommagé les piliers, surtout les têtes, au niveau des jointures. » Résultat, un devis de 20.000 € supplémentaires est en attente et le chantier, initialement prévu en trois mois, à l’arrêt. « Est-ce que la DRAC suit financièrement pour les travaux supplémentaires ou, à défaut, nous autorise à les commencer ? », résume Alain Venot (Les Républicains), le maire de Châteaudun. Aujourd’hui, la chapelle sert d’espace de stockage à la Ville, qui l’a acquise en 1980, mais, selon l’élu, elle n’est plus d’aucune utilité dans sa fonction actuelle. Et Alain Venot d’avoir une petite idée quant à sa future utilisation : « Pourquoi pas en lien avec la culture et le tourisme ? À deux pas, il y a les grottes du Foulon, l’ancienne guinguette, la cave des Fouleries, la passerelle et le Loir. Ce serait un atout touristique supplémentaire. ». En attendant de l’ouvrir au public, la Ville va devoir définir un important programme de travaux, à l’extérieur et à l’intérieur, pour mettre en valeur ce bâtiment. D’autant plus que tout ce qui touche au patrimoine représente une ligne budgétaire importante pour les municipalités et que les crédits décentralisés dans les DRAC ne sont pas extensibles.

Source de l’article : L’ECHO REPUBLICAIN

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